#Extrait 48

Le métro pointe son nez au fond du tunnel. On entend déjà son vacarme, reflet de la société moderne : bruit de ferraille rouillée. Il s’arrête face à moi, dans un crissement abominable. Les gens sont entassés dans les wagons. Je force le passage pour me faire une place : juste quelques centimètres d’existence. Une femme prend deux places à elle seule et me balance sa poitrine informe dans le nez. Une autre – une personne âgée – m’écrase le pied à chaque secousse de l’appareil, puis se raccroche à mon bras pour retrouver l’équilibre, sans même un regard ou un mot d’excuse. Personne ne parle ; quelques-uns se hasardent à chuchoter, le silence prédomine. Des robots.


Dans cette série #Extrait, je partage avec vous des cours extraits de mes écrits, que ce soit nouvelles (isolées ou dans un recueil), romans (écrits ou en cours), essais, fragments…

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