Biographie

Justine-Coffin

Je ne suis pas très à l’aise pour ce genre d’exercice: parler de soi, directement, sans l’intermédiaire de la fiction permettant d’exagérer certains traits, de passer des choses sous silence ou de se construire un personnage à partir d’un seul petit fragment de soi. L’écriture permet aussi de ne pas avoir à parler trop de soi-même (on parle finalement beaucoup des autres et peu de soi) même si utiliser cette déconvenue peut être parfois utile: « je ne parle pas de moi mais de mon personnage » (finalement c’est souvent assez vrai mais cette excuse est parfois utile pour serpenter!). Et d’ailleurs, comment se définir en un instant T, nous qui sommes des êtres en constante transformation, des éléments modelés au contact des autres et de l’environnement, au fil de nos pensées et de nos expériences…

Déjà, d’un instant à l’autre, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Je sais que ces impressions fugaces sont déjà l’éternel présent des fantômes que je laisse derrière moi ; les égrainant comme autant de clichés à la seconde de mes êtres passés. À chaque instant, je perds des bouts d’êtres de moi-même. Je voudrais lutter contre ça, alors que cette lutte même voile le présent continu s’effilochant devant mes yeux sans que je ne puisse y prendre part (La mémoire des jours – Recueil Fantômes). Ce que ce personnage de ma nouvelle oublie, c’est que nous gagnons tout autant, si ce n’est plus, de bouts d’être au fur et à mesure que nous en perdons.

Bibliothécaire à mes heures de jour, je ne m’éloigne pas trop de mon élément primaire: le livre, le papier, l’encre – même si en l’occurrence, je m’occupe plutôt de livres scientifiques et médicaux. Le papier n’est jamais loin de moi tout au long de la journée et à ma sortie de la bibliothèque, je cours le plus souvent m’enfermer chez moi pour couvrir à mon tour des feuilles d’encre. Hé oui, je ne peux pas me résoudre à utiliser le clavier directement! Ce qui fait que je passe du coup un temps considérable à taper tout ce que j’ai pu écrire à la main, puis à réécrire le texte que je viens de taper et que j’affiche sur écran mais réécrit sur papier, puis que je retape ensuite intégralement puisqu’il a tellement été modifié que je ne peux me résoudre à intervenir dans le texte initial, non, il faut tout retaper pour prendre de la distance par rapport au nouveau texte et ainsi de suite, de tapage en réécriture, jusqu’à ce que je considère que le texte me signifie qu’il ne veut plus être retouché ou que j’y revienne des années plus tard… – ne vous ai-je pas encore dit que l’écriture est aussi pour moi une discipline drastique…?Main

Bref… Vous pourrez constater sur ce blog que j’aime beaucoup les digressions. Je tente chaque fois de revenir à mon sujet par un « bref » placé en début de paragraphe mais qui bien souvent m’entraîne vers une autre digression: l’éparpillement, jouissif!

Bref… Lorsque je ne me cloître pas entre mes quatre murs pour écrire, je suis comme tout le monde, je vois des gens, noue des relations, échange des fragments, philosophe volontiers autour d’un verre, sur l’écriture, la vie, la lecture, les relations humaines, … au bout d’une certaine heure, ça commence à être un peu difficile et, en général, les idées qui sortent de ma bouche ne seraient même pas une bonne matière scripturale tant elles sont éculées (ou simplement incompréhensibles), mais n’est-ce pas là aussi ce qui est amusant: à toute heure, nous parlons tous le même langage!

Et encore une petite digression: bref! Je suis née en 1987, à Amiens. (Vous aurez remarqué que je n’aime pas non plus les exposés linéaires: j’opte plutôt pour la fonction tiroir de tout un chacun, des tiroirs qu’on ouvre et dont on découvre au gré du temps, des échanges et des côtoiements!) Très tôt, je me suis plongée dans la littérature de tous types (fantastique, sociologie, psychologie, littérature dite « classique », littérature contemporaine, livres sur le cinéma, la musique…etc). Après un bac littéraire, j’obtiens une licence de Lettres modernes, spécialisée en littérature comparée, puis un master sur les métiers du livre. Mon écriture, telle que je la vois aujourd’hui est tout autant imprégnée de cette culture littéraire que de culture cinéphile, musicale et télévisuelle: je fais partie de ces gens qui sont nés avec la télé, se sont très vite appropriés le clavier d’ordinateur mais ont aussi connus les séances de cinéma pas encore trop chères et la musique illimitée en libre accès (même si je reste profondément attachée au vinyle que je n’ai moi-même pas connu dans l’enfance mais auquel j’attache une sorte d’aura préservant le « vrai » rock’n roll (celui des années 70 bien sûr). (J’aime également collectionner ce genre de contradiction, c’est plus drôle que d’être toujours ancrée dans une époque: ainsi, j’écoute principalement de la musique des années 70, me marre plus facilement devant un bon film psyché de la période hippie plutôt que devant une comédie romantique américaine contemporaine, malgré les gens qui me répètent que je « n’étais même pas née quand c’est sorti! ». Oui et alors, pourquoi se cantonner à son époque? Oups, encore une petite digression qui passe inaperçue ou presque, fermer la parenthèse).

DSC03937 copieEn ce qui concerne mes genres d’écriture de prédilection, là aussi, je verse dans l’éparpillement: nouvelles et recueils de nouvelles (oui, il y a une nuance), romans, essais, fragments, chansons (pour un projet de groupe de rock intitulé Out of the coffin)…

Me voilà, en quelques coups de pinceaux, mais vous ai-je parlé de moi ou est-ce encore un autre personnage…? Que ce serait ennuyeux s’il fallait toujours se définir en termes stricts!

Que vous dire de plus? Le reste, vous le découvrirez en parcourant les pages et articles de ce blog.

 

 

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Bibliographie

  • Août 2017 Finalisation de l’écriture de Fragmentez
  • Février 2017 Finalisation du roman Fantômes.
  • Janvier 2017-… Recherches pour un roman à résonances historiques (guerre 39-45), Atom heart mother.
  • Septembre 2016-… Lancement d’un projet culturel collaboratif « Le Shaker », webmagazine culturel
  • Septembre 2016-… Début de l’écriture d’un essai, Fragmentez
  • Septembre 2015-… Publication de la série #En écho (nouvelles crées à partir d’une chanson et d’une citation) sur L’Echo scriptural.
  • Octobre 2015-… Début de l’écriture de Fantômes.
  • Septembre 2015. Nouvelle Voyage glacial publiée dans la revue L’Ampoule n°17 (éditions de l’Abat-jour).
  • Septembre 2015-… Chroniques musicales sur L’Echo scriptural.
  • Août 2015. Nouvelle Hé mec! qualifiée pour la compétition de l’été sur Short édition.
  • Juillet 2015-… Critiques de livres sur le site des éditions L’Échappée belle.
  • Juin 2015-Janvier 2016. Contribution à l’enrichissement de fiches artistes et vinyles sur le blog Vinyle Actu.
  • Avril 2015. Publication du texte La noyée (nouvelle extraite de Fantômes) sur le site des Editions de l’Abat-jour.
  • Mars-Août 2015. Publication de la nouvelle en épisode Dérails sur L’Echo scriptural.
  • Mars 2015. Publication libre de textes sur le site éditorial de Short édition: Hors du temps (nouvelle extraite de Fantômes), Marthe (nouvelle extraite de Fantômes), Le Miroir de ma psyché (poème/traduction d’une de mes paroles de chansons d’abord écrite en anglais).
  • Février 2015. Début du travail sur un essai intitulé Fragmenté.
  • Janvier-Août 2015. Publication du Journal d’écriture du roman Echoes sur L’Echo scriptural.
  • Décembre 2014-… Début de l’écriture d’Echoes.
  • Octobre 2014. Publication du texte Marthe sur le site de l’association « J’attends donc je lis ».
  • Octobre 2014. Création de L’Echo scriptural.
  • Septembre 2014. Finalisation du roman Wish you were here.
  • Avril 2014. Exposition de la nouvelle Hé mec! en résonance avec l’artiste Lus et le laboratoire « Troubles affectifs » (U930, Université de Tours).
  • Juillet 2013. Lecture de nouvelles à la Guinguette de Tours.

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