#Extrait 52

Elle connaît déjà le déroulement de leurs retrouvailles, pour l’avoir imaginée quotidiennement, au cours de ses heures d’insomnie, fixant dans son lit, le noir profond du plafond, immobile, perdue dans cet espoir. Oui, finalement, il s’agit peut-être seulement d’un espoir ; Lise aimerait que ce soit prophétique mais elle n’a aucune maîtrise sur cela – les Hommes finalement ne maîtrisent pas grand chose. Mais elle a tout de même anticipé ce tourbillon qui l’entraînerait au moment où le train approcherait de sa destination, le sang bouillonnant dans sa tête, ces tressaillements dans les cuisses, ce regard qui la transcendera, ce baiser scellant leur union à nouveau, cette union avec une part d’eux-mêmes cherchée sur d’autres lèvres en vain.
Et, à cette heure, dans ce train pour le retrouver, elle préfère se persuader qu’elle est pour lui, comme il est pour elle, ce fantasme qui hante ses nuits humides, cet espoir d’un absolu, sur le point de devenir réalité. Mais, peut-être ne sera-t-il pas sur le quai…


Dans cette série #Extrait, je partage avec vous des cours extraits de mes écrits, que ce soit nouvelles (isolées ou dans un recueil), romans (écrits ou en cours), essais, fragments…

Ici, il s’agit d’un extrait de mon roman Wish you were here

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