Quelques fragments sur l’écriture

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Daryl Bleach sur Unsplash

#enfantement
Écrire et partager son livre c’est aussi accepter qu’il ne sera jamais accueilli de la même manière que je l’ai moi-même accueilli quelques temps, c’est accepter de le laisser partir et qu’il fasse sa propre expérience des autres et de leurs échos, accepter qu’ils n’auront nécessairement pas le même regard sur lui, mais voir de la richesse en cela plutôt que de s’en offusquer.

#foi en l’écriture
La quête de la reconnaissance de son entourage, en tout cas en écriture, est vaine : elle est soit déception soit affrontement face à l’incompréhension. Voilà pourquoi il est nécessaire d’avoir une foi démesurée pour son écriture. C’est s’assurer une certaine lucidité, une certaine auto-critique.

#écrivain #personnages
L’écrivain est émotion. L’écrivain est un agrégateur d’émotions. Il engrange, engrange, jusqu’à ce qu’il soit plein et qu’enfin cette matière soit propulsée sur le papier. Dans la vie de tous les jours, je ne peux exprimer ces émotions avec autant de franchise, jamais aussi librement que dans l’écriture : il y a le respect de l’autre, cet altruisme qui contient les émotions avec l’autre pour permettre d’agir en être social. Avec l’écriture, je peux être animale, et mes personnages n’en sont pas mortifiés. C’est que l’Homme social ne peut accepter trop violemment ou endurer très longtemps cette part de perversité que l’écriture permet d’exprimer sans entrave.

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Photo by Sebastián León Prado on Unsplash

#écrivain et la vie
Première semaine de travail de l’année, la rentrée. Et avec elle cette impression toujours plus omniprésente de gâcher un temps précieux à ne pas écrire, à être perturbée, détournée, par la vie rémunératrice. Si je ne travaillais pas, je serais à même d’être toujours concentrée, je ne ressentirais pas la fatigue de ces journées de travail. J’accorderais uniquement du temps à l’écriture et aux relations humaines. Combien de livres n’aurais-je pas déjà écrit ?! Mais peut-être pas après tout, on veut toujours plus, toujours besoin d’avoir des espoirs et des voies possibles.

#lecteur #intégrité
Ne pas céder à la vulgarisation de la littérature. Ne jamais oublier que le lecteur est tout aussi capable que moi de raisonner, de comprendre, de conceptualiser des idées qui pourtant semblent complexes et difficiles. Tout lecteur ne s’arrête pas face à la difficulté et on ne peut les catégoriser. Accepter aussi, pour l’auteur, que mon livre ne soit pas potentiellement lu par tout le monde, qu’il ne s’adresse pas forcément à une élite, pas non plus à son contraire, peu importe ces considérations en fait, il s’agit simplement d’un livre qui s’adresse à un lecteur qui sentira un élan pour ce livre, c’est tout.

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Photo by Annie Spratt on Unsplash

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