#Extrait 40

Ce soir, les bourrasques de vent hivernal l’obligent à s’agripper au chambranle de la porte-fenêtre ouvrant sur la ville couverte d’une fine couche de boue blanche. Il a neigé dans la journée mais le passage des gens a rendu boueuse la pureté blanche du matin. L’environnement de Lise lui paraît toujours si significatif, si symbolique, comme s’il était relié à son propre état d’esprit. Il y a six ans, peut-être plus, elle s’éveillait à un nouveau jour, le premier du reste de sa vie, du moins l’avait-elle espéré : l’environnement lui avait semblé encourageant, comme s’il l’autorisait à avoir de grandes espérances, mais ce soir, tout est froid, même glacial, plus rien ne semble l’autoriser à croire en des jours meilleurs. Après tout, nous sommes les seuls maîtres de notre avenir, qui d’autre pourrait tirer les ficelles qu’elle-même ? Mais, elle ne voit pas ce qu’elle peut faire d’autre.


Dans cette série #Extrait, je partage avec vous des cours extraits de mes écrits, que ce soit nouvelles (isolées ou dans un recueil), romans (écrits ou en cours), essais, fragments…

Ici, il s’agit d’un extrait de mon roman Wish you were here

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