#Chronique musicale: Jack White

Impossible que vous n’ayez jamais croisé Jack White au hasard de vos écoutes ou parce que vous l’avez cherché, car depuis deux bonne décennie maintenant, il est partout et de toutes les expérimentations musicales. Ce musicien aux multiples talents, batteur et guitariste, mais aussi chanteur, est né à Détroit, ville réputée aux Etats-Unis pour être aujourd’hui le dépotoir du pays, ville en faillite qui voient le peu d’habitants honnêtes s’enfuir à toutes jambes devant la montée de la violence de rue.

Jack White est aujourd’hui reconnu par des confrères parmi les plus grands noms du blues dont les Rolling Stones qui l’invitent au concert filmé par Martin Scorsese (Shine a light, 2008) aux côtés de Lou Reed et de Buddy Guy. Jack est largement influencé par les bluesmen de l’Amérique profonde, un blues auquel il a su mêler son rock un peu bourrin parfois (White Stripes), ou plus alternatif (The Raconteurs), et il y a en tout cas toujours une maîtrise assez exceptionnelle du manche. Une chose à côté de laquelle il est impossible de passer : sa voix très remarquable entre le nasillard et l’aigu.

Jack commence à se faire remarquer au début des années 2000 avec son groupe The White Stripes composé de lui-même et de sa femme, Meg, à la batterie qui avouera dans Coffee & cigarettes (Jim Jarmusch, 2003) qu’elle n’a jamais vraiment su jouer de la batterie, qu’elle se contentait d’essayer de taper en rythme. Après quelques albums relativement passés sous silence, c’est avec leur tube « Seven nation army », même repris dans les stades de foot, qu’il obtient ses entrées. Le groupe (et le couple) se sépare en 2011 après 6 albums et l’aventure se clôt sur ce qui est selon moi leur meilleur album Icky thump, un mélange de bluegrass, de country et de hard rock détonnant. Jack White garde le nom de famille de son ex-femme.

En marge d’une carrière solo très mesurée (trois albums pour l’instant à son seul actif dont un acoustique façon folk), Jack se mêle de tout et il est partout. Avant les White Stripes, il y a eu deux groupes : The Hentchmen et The Go. Et après, il y a eu The Raconteurs (réunissant des musiciens de Détroit pour former un rock aux accents alternatifs mêlés au blues et au rock garage, et toujours, toujours, quand Jack est dans le coin, un rythme qui vous entraîne direct) et The Dead Weather qui continue de tourner et signe sur le label de White. Dans tous les cas, on reconnaît toujours sa patte, sa voix et ses cheveux longs noirs de jais.

Ses albums solos sont toujours le gageur d’un univers marqué à la limite parfois du glauque. Mine de rien, Jack est classé 17e au classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps par Rolling Stones magazine. Eh ouais, on dirait pas, hein !

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