#Chroniques musicales : Garbage

Quoi de mieux que de faire appeler son groupe « poubelle » ?! ça cadre déjà bien l’ironie et l’autodérision dont sont capables les membres du groupe Garbage. Je suis retombée dedans il y a peut-être un mois en réécoutant par hasard leur premier album à la pochette toute en plumes roses, et du coup, j’avais bien envie de venir vous en parler ici et, par la même occaz, me donner une déconvenue pour faire quelques recherches sur ce groupe dont la carrière n’est pas toujours restée au top qualitat mais qui mérite bien qu’on y fasse un petit tour au moins pour les premiers albums.

Garbage, c’est avant tout la prestance et le charisme de la belle Shirley Manson (écossaise) entouré de ses trois boys Butch Vig (qui a produit Nevermind de Nirvana et Siamese dream des Smashing pumpkins, ça cadre tout de suite un peu le style), Duke Erikson et Steve Marker (américains). Pour autant, ce sont eux qui se sont mis en quête de la belle alors qu’ils gratouillaient tous les trois leurs guitares pour y mêler des effets électroniques, elle accepte en 1994, et ce qui ne devait durer que quelques temps devient officiellement un groupe face au succès de leur premier single « Vow ».

Autant dire que les petites poubelles ne restent pas trop longtemps dans l’ombre et que leur succès retentit rapidement, notamment avec le tube « Stupid girl », une chanson qui parle d’une fille qui se prend tellement pas pour de la merde qu’elle en devient pathétique, une critique donc de la superficialité et des apparences maîtrisées. Ces deux tubes (et quelques autres) sont réunis sur ce qui reste le meilleur album de Garbage, et aussi leur premier (ça fait un peu genre on donne tout dès le début et ensuite on s’essouffle).

Car aucun de leurs albums suivants ne saura autant interpeller l’oreille, malgré les acclamations du public, les disques d’or, des chansons réutilisées dans des séries à succès (comme la chanson « Temptation waits » créditée sur l’OST de Buffy contre les vampires) et « l’honneur » d’écrire l’un des génériques de James Bond : « The world is not enought ». Il faut tout de même reconnaître que les albums « Version 2.0 » et « Beautiful garbage » (littéralement donc « belle poubelle ») contiennent quelques bonnes saveurs (pas encore trop décomposées) tel que le très clinquant morceau « Androgyny » (dans le clip, on peut assister à un chassé-croisé assez cocasse entre hommes et femmes dans des toilettes publics), prônant la suprématie de l’androgynie.

Malgré ces quelques coups d’éclat, Garbage s’est beaucoup essoufflé ces dernières années et ses allures commerciales ont rapidement freinées la potentielle profondeur que recelaient les tous premiers morceaux comme le fantomatique « Stroke of luck » qui restera toujours, personnellement, mon préféré (forcément ça parle de fantômes et de fantasmagories, suivez mon regard…).

 

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