Avancées, éparpillements et fragments: état actuel de mon travail scriptural

Voilà très longtemps (trop longtemps) que je ne vous ai pas parlé ici de l’avancée de mon travail et comme l’été approche et que c’est souvent l’heure pour moi du bilan de milieu d’année, je vais tenter de vous dresser un panorama de mes activités scripturales de ces derniers mois.

Comme je disais : trop longtemps que je n’ai pas écris ici – toujours cette impression que je suis à un âge où le temps semble accélérer, peut-être parce que c’est l’âge des aspirations à la concrétisation et qu’il y a beaucoup de choses à orchestrer en parallèle. Ah, heureuse insouciance de la vingtaine envolée par l’accélération de l’hélice aspirant les particules à un rythme de plus en plus effréné !

Le Shakeur littéraire

Ainsi, de multiples projets en parallèle, rien qu’en écriture. Et celui qui m’accapare le plus ces derniers temps (parce que je voudrais commencer à en le proposer avant le voyage) est « Le Shakeur littéraire ». Je ne sais même plus si j’en ai déjà parlé ici. Cette idée d’un projet culturel collaboratif me trotte dans la tête depuis déjà quelques temps et il prend désormais forme avec ce projet.

L’idée m’est venue de mettre à contribution toutes ces connaissances et ces talents des gens qui m’entourent (de près ou de loin) autour d’un support dont le mot maître est « partage ». Partage autant dans la réalisation que dans l’objectif. Le premier but est de réaliser des visuels didactiques qui offrent des éclairages, des échos et des ouvertures autour d’un auteur et/ou de son univers scriptural et, à partir de là, de faire appel à tous les domaines de connaissances, qu’ils soient artistiques, scientifiques, techniques, etc. Et l’essence est bien sûr que cela soit un travail collaboratif qui offre un espace propre aux ébullitions, aux découvertes, aux échanges. Je pense le proposer à un très large éventail de personnes et même l’ouvrir, une fois que le projet sera un peu installé, à des inconnus.

Pour cela, j’ai donc commencé à créer un visuel, puis j’ai entrepris de reprendre mes cours de fac pour donner une base de réflexion. J’ai crée un dossier de projet afin de le proposer à de potentiels participants. Je veux que ce projet reste ouvert et libre, selon le temps, l’énergie et l’envie que chacun veut investir. J’ai donc commencé à faire ma popotte. Puis j’ai commencé à en parler un peu autour de moi pour éveiller l’intérêt, et notamment à B. et S. car je me doutais qu’elle serait intéressée pour s’investir, elle qui est toujours curieuse et qui a soif de découvertes. Nous avons fait une première réunion brainstorming pour visualiser un peu le sujet et surtout pour nous attacher aux rubriques qui permettront d’ouvrir un faisceau d’échos autour d’une figure et d’un univers scriptural.

Le projet devient de plus en plus ambitieux dans ma tête et je crois qu’il ne faut pas brimer cette ambition, c’est ce qui donnera corps et force au projet.

J’espère qu’il va intéresser le plus de personnes possibles car l’idée est vraiment de fédérer les apports. Et il faut surtout que je fasse endurer mon énergie pour ce projet car je ne peux pour l’instant (pas tant que ce n’est pas rodé) laisser le souffle retomber. Il faut donner beaucoup d’énergie pour parvenir à fédérer les gens, leur donner l’envie, leur dessiner des possibles, afin qu’ils puissent s’immerger dedans et lui donner une plus large gamme de couleur que le noir et blanc de base que je vais fournir.

Toute seule, ce serait possible bien sûr, mais beaucoup plus long et surtout moins intéressant car la richesse du projet viendra de la polyphonie. Cela peut donner quelque chose de très fort et d’intéressant pour tout le monde.

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Fantômes

En parallèle, j’ai poursuivis la romanisation de Fantômes et son agrémentation à la théorie du temps que je suis enfin parvenue à expliciter, notamment grâce à mes lectures sur la physique quantique. Mais je crois que je vais le laisser encore une fois reposer le temps du voyage pour y revenir avec un regard plus extérieur et déterminer si l’ensemble est compréhensible, et s’il fonctionne.

Alfons Mucha (Gallica)

Echoes

De façon beaucoup moins suivie, voire presque pulsionnelle en fait, il y a aussi mon roman Echoes qui refait de temps à autre son apparition et qui forme pour le moment une compilation de fragments plus ou moins agencés. Une autre forme de défi encore pour ce roman-ci notamment en ce qui concerne la pluralité des personnages, la cohérence de leurs personnalités, de leurs histoires et la technique des fragments en échos qui, jusque-là, fait ses preuves. Mais Echoes n’avance peut-être pas autant que les autres projets car il semble être régit par les humeurs, par des conditions saisonnières que je ne cherche pas à discipliner car j’ai en tous les cas bien compris qu’il ne supporterait pas d’être trop dirigé, trop contraint, du moins pas pour le moment. Alors, il émerge par-ci par-là, des fragments et des épiphanies scripturales qui peu à peu fondent sa grille initiale. Il me faudra sans aucun doute au moins encore une bonne année avant qu’il ne soit un tant soit peu affirmé.

Fragmenté

Et puis, il y a Fragmenté (une forme d’essai-journal) qui avance beaucoup, je ne sais pas encore vraiment dans quelle direction mais la forme me paraît de plus en plus évidente. Il faut que ce soit quelque chose d’interactif, pas un livre dont les pages sont définitivement figées dans un certain ordre. Il faut que le lecteur puisse naviguer à l’intérieur, à sa guise, au gré des rebondissements, des clics et des scroll. Cela ne peut se faire que sous la forme d’un site web (ou d’un blog) car même un livre numérique serait encore trop figé. En bref, c’est rendre le fond en forme : selon le principe du fragment en écho et donc de l’éparpillement, du piochage. Je crois qu’il va me falloir un certain temps avant de pouvoir le concrétiser mais en ce qui concerne le contenu, j’ai déjà rempli deux carnets et le troisième est en cours.

Pour le moment, j’y enchaîne les fragments en les numérotant afin de m’y retrouver lorsque je les taperais sous forme numérique. J’y intègre également des fragments un peu plus longs qui concernent l’expérience d’écriture de chacun de mes livres (achevés ou en cours). J’avais déjà ébauché cette idée avec le journal d’Echoes sur le blog qui permettait de partager avec le lecteur le « comment c’est fait » de ce roman. En ce moment, je travaille sur la chronologie d’écriture de Fantômes qui débute en 2004 jusqu’à ce jour. Et je crois que je ne serais pas la seule à y trouver de l’intérêt : cette idée d’assister à la naissance d’une œuvre a, depuis longtemps, fasciné des lecteurs, qu’ils soient ou non écrivains eux-mêmes.

Wish you were here

Wish you were here

Et puis, en parallèle, je poursuis les envois de Wish, suivant mon « tableau de suivi » dans lequel j’ai répertorié les éditeurs potentiels et où je suis les envois avec les dates et les réponses. Je l’envoie également au gré des opportunités : des annonces d’éditeurs qui cherchent des manuscrits par le biais de groupes d’écriture et aussi un auteur qui m’a contacté après une de mes critiques sur son livre, qui est également éditrice et intéressée pour lire mon manuscrit.

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Eparpillement et hyperactivité

Et puis, en parallèle encore, je poursuis le blog, l’écriture d’articles sur mes retours de lecture, la musique, l’écriture et le partage d’extraits de mes livres.

Bon sang ! Lorsque je vois toute la machinerie qui est en route, écrite ici noir sur blanc, je comprends mieux pourquoi B. peine à suivre mon rythme et pourquoi j’ai eu besoin de recourir à un carnet de « To do list d’écriture » dans lequel je note la moindre petite chose à faire !

Parce que je n’ai pas parlé non plus des tâches annexes à ces projets comme :

  • Des recherches et des lectures sur le temps en philosophie et en physique quantique ;
  • La (re)lecture de la collection « 1001 » en commençant par le « 1001 chansons qu’il faut avoir écoutées dans sa vie » pour trouver de la matière à utiliser dans le Shakeur ;
  • La recherche de ressources utiles pour le Shakeur et le suivi quotidien d’articles qui pourraient l’alimenter ;
  • La recherche en design pour le Shakeur ;
  • Les heures de lecture et l’écriture des notes de lecture ;
  • La veille sur l’actualité du monde éditorial et du livre ;
  • La préparation des publications sur L’Echo scriptural le temps du voyage ;
  • Et puis… ah oui, la vie aussi ! Déjà bien éparpillée et fourmillante ! ;

 

2 réflexions au sujet de “Avancées, éparpillements et fragments: état actuel de mon travail scriptural”

  1. Bravo ton texte est excellent et donne envie de en savoir plus. Ton idée de shaker est passionnante et va t apporter beaucoup. Il est toujours intéressant de se nourrir des autres qu ils soient érudits ou novices dans l écriture chaque vision des autres est une avancée positive dans ton chemin. Et puis rassembler aussi dans l écriture est une belle leçon de vie pour tous.

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    1. Merci!! Oui, c’est tout à fait mon idée! On a trop tendance à croire que l’écriture est un investissement solitaire et bien que la solitude en fasse partie, ce n’est finalement qu’une infime partie du processus qui ne cherche qu’à s’élargir sans cesse au contact des autres! Et, ne t’en fais pas, pour le Shakeur, tu vas en entendre parler très prochainement… 😉 Merci pour ton message, ça me fait très plaisir!

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