#Chroniques musicales : Patti Smith

Patti Smith, née en 1946 dans l’Illinois, quitte rapidement sa campagne natale pour New-York. C’est après avoir été renvoyée d’un énième boulot de serveuse qu’elle rencontre Robert Mapplethorpe, photographe décalé de l’underground new-yorkais, son compagnon de vie artistique et amant épisodique, qui lui ouvre la voie de l’art dans toutes ses nuances et lui apportera un soutien indéfectible jusqu’à sa mort.

Patti se destine d’abord à l’art pictural et à la poésie (on la surnomme parfois la fille de Rimbaud et elle se revendique également de la forte influence de William Blake). Robert l’encourage à faire des lectures publiques de ses poèmes (on retrouve encore cette influence dans des albums comme The Coral sea, une musique d’ambiance accompagnant la lecture de poèmes écrits par Patti à la suite de la mort de Robert).

Patti rencontre Lenny Kaye, qui devient rapidement son amant, et, plus tard, Ivan Kral, avec lesquels elle crée le Patti Smith Group. En 1975, ils sortent leur premier album Horses, un coup de poing dans la culture rock de l’époque avec notamment la reprise couillue de Gloria (chanson des Them, 1964), aux sonorités punk et dans laquelle elle scande, non sans une certaine provocation (trait qui la définira toute sa carrière) : « Jesus died for somebody’s sins but not mine ». Toutes les pochettes d’albums du groupe seront signées Mapplethorpe.

Ce n’est qu’en 1978, avec la sortie de l’album Easter qui contient le hit Because the night, coécrit avec Bruce Springsteen, que Patti se fait vraiment connaître du public. Dans les années 80, elle prend une retraite le temps de construire une vie de famille, avant de revenir sur scène, cette fois seule, avec l’album Dream of life et le non moins connu single People have the power.

Indestructible, depuis 2004 Patti sort un album environ tous les deux ans, sillonne les scènes internationales et fait de nombreuses collaborations tant sur le plan musical que littéraire. Elle a également écrit son autobiographie Just kids, un incontournable de la culture rock et, en 2008, un très beau film Patti Smith : dream of life retrace sa vie et sa carrière de façon tout aussi fragmentaire et anti-linéaire que peut l’être ce personnage. Patti Smith est et demeurera LA plus grande icône féminine rock de toute l’histoire du rock.

Cet article est en ligne sur Vinyle actu !

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