Dérails #1

Etienne, quai n°3, sur un banc
Gare de Tours. 1h35. Une fille à la tignasse cuivrée imposante. Un train pour un autre pays. Une autre ville, dans quelques heures. Café ouvert dans cinq heures. Je regarde, à travers les longues baies vitrées une ville qui s’écoule sans moi. Par delà les grilles de la brasserie, je scrute de faibles lumières éclairant les fantômes des clients de passage. La fille aux cheveux électriques s’est assise sur le banc d’en face et me regarde attentivement : vie somnambule résonnant dans mon crâne, jour et nuit, pas de réponse, pas d’écho. Solitude hyperbolique au cœur de la ville grouillante. Je suis hypnotisé par les lueurs faiblardes des lampadaires jalonnant les quais.

Chaque semaine, découvrez un nouvel épisode de ma nouvelle « Dérails »

L’épisode 2 ici.

2 réflexions au sujet de “Dérails #1”

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